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Lundi 18 mai 2009

Huit heures du matin ! Un jeune garçon, ou une petite fille, entre dans une boulangerie, commande un pain au chocolat, et quelques bonbons, tend sa pièce d'un euro. La vendeuse lui remet deux petits sacs de papier. L'un contenant le pain au chocolat, l'autre les bonbons. Dès la porte franchie, le garçonnet jette le sachet, s'il y pense, dans une poubelle ou plus souvent par terre, dévore sa viennoiserie. Quelques minutes plus tard, il mange ses bonbons, et jette de même l'emballage.
Madame Michu arrive à son tour à la boulangerie, achète une baguette, que la vendeuse emballe soigneusement dans une feuille de papier... qui rejoindra la poubelle de son domicile quelques minutes plus tard.
Ce gaspillage de papier est-il bien utile ?
Quel poids de papier utilise chaque jour un boulanger ?

25 clients, ou 25 baguettes ? 60 grammes, au moins, d'un papier qui finira très vite à la poubelle !
20 sachets pour des bonbons ou une viennoiserie ? 100 grammes d'un papier qui ira, au mieux dans une poubelle, au pire sur le trottoir
!

et ce ne sont là que quelques exemples

Refusez, refusons tout emballage inutile !

Par Bernard VOLDOIRE
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Samedi 2 mai 2009
 

L’autorité communale dispose de compétences multiples en lien avec la biodiversité (l’aménagement du territoire, la délivrance de permis...) et est aussi, en tant que gestionnaire d’espaces publics et que propriétaire foncier, un acteur incontournable de la protection de la biodiversité.

Il existe de nombreux outils de sensibilisation, de planification et de concertation qui touchent de près ou de loin à la biodiversité. Les actions proposées ici sont des actions qui ont un impact considérable sur la biodiversité et qui responsabilisent les communes en tant qu’autorité publique, gestionnaire de l’espace public et propriétaire. Afin de disposer de mesures représentatives des différents enjeux liés à la protection de la biodiversité, les actions proposées touchent aux écosystèmes les plus variés et courants : aquatique, forestier, agricole et urbain. Ces actions doivent cependant être adaptées au contexte particulier de la commune, selon qu’il s’agisse d’une commune rurale ou urbaine.

Propositions d’actions pour ma commune :

1. Créer des mares pour favoriser les habitats de nombreuses espèces

À travers les zones humides reconstituées, il est possible de recréer des habitats favorables à des espèces très menacées comme les libellules et les amphibiens. Ces systèmes s’intègrent parfaitement dans le paysage des zones rurales, s’entretiennent facilement et ne consomment pas d’énergie.

2. Gérer la biodiversité en forêt

La raréfaction des espèces forestières trouve son origine dans la destruction des habitats au profit de plantations exotiques et dans le développement de pratiques sylvicoles intensives. Les communes doivent agir en accord avec les attentes des citoyens et intégrer, dans la gestion de leur patrimoine forestier, des mesures de protection de la biodiversité appropriées.

3. Préserver les espèces des milieux ouverts et préserver nos paysages

Les espaces des milieux ouverts sont depuis longtemps en forte régression suite à la banalisation des paysages et l’intensification des pratiques agricoles. Malgré les mesures de protection existantes, le paysage continue irrévocablement à se banaliser (parcelles de plus en plus grandes, disparition des haies, mares...). Pour limiter cette tendance, les communes peuvent agir par voies réglementaires et favoriser les conditions d’une plus grande diversité qui auraient également une influence sur la qualité paysagère (haies, etc.).

Outre cette tendance, certains sites d’intérêt biologique ne disposent d’aucun statut de protection. Il importe donc d’assurer une protection à ces milieux. Les communes peuvent prendre des mesures de protection. Pour cette action, il est proposé que les associations de conservation de la nature locales proposent les sites intéressants à protéger.
Adopter un règlement pour les remblaiements, l’abattage et le défrichement de haies et d’alignements d’arbres
Adopter un (des) règlement(s) pour préserver les sites d’intérêt biologique identifiés par les associations sur son territoire
  Prendre des mesures de suivi de ces règlements.


4. Des milieux urbanisés accueillants pour la nature

Des espaces publics nets et entretenus sont trop souvent considérés comme "propres". Si l’utilisation de pesticides et l’entretien régulier sont coûteux et polluants, la faune et la flore paient aussi un lourd tribu pour cette "propreté". Les milieux urbains tels que les parcs, places publiques, jardins et espaces ruraux peuvent accueillir une biodiversité importante par une conception, des aménagements et une gestion adéquate (plantations d’espèces indigènes, créations de mares, de zones refuges, absence de pesticides...). Les communes peuvent également renforcer le réseau écologique par le fauchage tardif des bords de route. Enfin, elles peuvent, dans le cadre de permis d’urbanisme ainsi qu’à travers le règlement communal d’urbanisme, mettre en place des mesures favorables à la biodiversité (préservation et plantations d’espèces indigènes) et des zones réservées à la biodiversité (protection des berges, zones humides...). C’est l’occasion notamment de rendre les lotissements plus conviviaux et accueillants pour la nature.

  Concevoir, aménager et gérer les espaces publics (parcs, jardins publics...), créés notamment dans le cadre de nouveaux lotissements ou zonings, au profit de la biodiversité ;
  Diminuer rapidement l’application de pesticides. Accepter ou prévenir les « herbes folles » par des ré-aménagements adéquats. Adopter des techniques de désherbage alternatif ;
  assurer le suivi du fauchage par son service technique ;
  Adopter ou revoir son règlement communal d’urbanisme pour exiger la plantation d’espèces d’arbres et de haies indigènes en précisant des mesures compensatoires pour la biodiversité.

Par Bernard VOLDOIRE
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  • : Qui ? Pourquoi ? Je m'appelle Bernard VOLDOIRE. Retraité de l'enseignement ( j'étais Directeur d'Ecole Primaire), je me passionne pour nombre de sujets, et notamment pour ma ville, pour mon département, pour ma région... J'habite depuis 2001 à Aubière, ville où j'ai terminé ma carrière, et compte y rester pour bien longtemps encore. Je suis l'un des co-fondateurs, en 1999, de l'Association des Croqueurs de Pommes du Puy de Dôme, en suis resté président jusqu'à la fin de 2007 et en suis
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